
Her yol İstanbul'a gider (tous les chemins mènent à Istanbul)
Vue
aérienne d'Istanbul avec les principaux sites touristiques d'après
GoogleMap
Si le nom de Byzance provient du roi grec Byzas qui la fonda, et Constantinople de Konstantin et Polis, la ville de Constantin, l'origine du nom Istanbul est plus controversée: cela provient du vieux quartier européen de Stanbul dont l'étymologie est soit du grec εις τήν Πόλι is tim boli (dans la ville), soit une contraction turquisée de Konstantinopolis.
Le coeur de la ville se divise en trois parties: Stanbul, la ville historique, comprise entre la mer de Marmara, le Bosphore et la Corne d'Or, comprenant les districts d'Eminönü (et le quartier de Sultanahmet) d'Eyüp et de Fatih, les districts plus récents de Beyoğlu (quartiers de Pera, Cihangir, Galata et Taksim) et Beşiktaş de l'autre côté de la Corne d'Or et le long du Bosphore, et enfin Üsküdar and Kadıköy sur la rive Asiatique.
La ville est composée de sept collines côté européen (comme Rome), avec une mosquée au sommet de chacune. La mer est partout présente, ce qui perturbe l'orientation (on se trompe souvent au début sur l'identification de la Corne d'Or et du Bosphore).
Stanbul recèle les vestiges les plus nombreux de son histoire
antique, grecque, romaine, byzantine et ottomane, et est encore très "orientale",
avec ses bazars, ses ruelles tortueuses et ses constructions anciennes.
Au fil des ballades on découvre vieilles mosquées, cimetières séculaires,
ruines romaines et byzantines, impressionnant palais de Topkapı, bazars grouillants
de monde et les deux perles de la ville: la basilique Sainte Sophie (ne cherchez
pas les reliques de la sainte, Sophie c'est Sophia, la Sagesse) et
la mosquée de Sultan Ahmet, dite Mosquée Bleue à cause des mosaïques bleues
d'Iznik qui embellissent son intérieur.
Il y a mille choses à voir, sentir, goûter. Au fil de la promenade on se laisse
tôt ou tard tenter par un kebab odorant, un verre de thé brûlant ou un narguilé
parfumé.
Les sites à ne pas manquer:
la basilique Sainte Sophie
la mosquée du Sultan Ahmet
l'église St Sauveur en Chora
l'église du Christ Pantocrator
la mosquée du Conquérant (Fatih)
la mosquée de Soliman le Magnifique et son quartier
la mosquée Beyazit
le Grand Bazar et
le Bazar égyptien
les remparts de Théodose
l'aqueduc de Valens et la place Itfaiye
le fort aux Sept Tours
le Palais de Topkapı
les citernes souterraines
les quartiers très populaires de Balar, Fener, Kumkapı
les cafés à narguilé près du grand bazar, les bains turcs de Çemberlitaş
le quartier d'Eyüp, sa mosquée, son immense cimetière
le terrasse du café Loti et sa vue magnifique sur la Corne d'Or
les quais d'Eminönü et le quartier de la Nouvelle Mosquée
Beyoğlu est empreint d'un passé plus récent, du XVème au
début du XXème siècle.
Autour de la rue principale Istiklal qui descend de la place Taksim à la station
du funiculaire Tünel, les belles demeures et les passages commerciaux sont
foison, environnés par un lacis de ruelles plus populaires. Plus bas la tour
génoise Galata domine des ruelles typiques (rue des luminaires, rue des instruments
de musique, rue des antiquaires) qui descendent jusqu'à la Corne d'Or. Le
quartier regorge de restaurants, bars et salons de thé.
On ne se lasse pas de le parcourir dans tous les sens, de descendre et remonter
ses rues escarpées.
C'est là que se trouve l'hôtel Pera Palace, lieu fameux à la Belle Epoque (c'était
l'hôtel du terminus de l'Orient Express). C'était le quartier des Occidentaux,
des Levantins, Georgiens, Juifs et Arméniens venus faire du commerce et intriguer
(première guerre mondiale).
A ce propos je ne saurais trop conseiller la lecture du livre de Mario Levi "Istanbul était un conte", une saga qui se passe dans l'Istanbul d'il y a un siècle. A lire sur place.
Les sites à ne pas manquer:
le pont de Galata
la tour Galata
le monastère Mevlevi (derviches tourneurs)
la rue Iztiklal, les 'pasajıs' et tout le quartier autour
le quartier Cihangir, sa rue des antiquaires, celle des musiciens, la rue
des Français
le quartier populaire de Tophane
les cafés à narguilé du quartier de Tophane, près de la mosquée Nusretiye
la place Taksim
Le palais Dolmabahçe
les quais de Karaköy et son marché au poisson
Circuler dans Istanbul est très facile, on a le choix entre le métro, le
tramway, les funiculaires et les ferries, plus bien sûr les bus, les dolmuş
et les taxis. Indispensable dès l'arrivée: louer pour une somme modique un
AKBIL,
qui est un petit objet électronique très pratique qui permet de s'affranchir
des jetons et tickets habituels en économisant 10% du prix du transport. C'est
valable sur tous types de transports, çà se trouve et se recharge dans des
kiosques dans la rue ou des machines dédiées en payant une somme multiple
de 5 livres. Il suffit de le presser contre le récepteur des bornes à péage
pour valider le trajet et être débité du montant à payer.
Istanbul investit toujours dans les transports: actuellement est en construction
un tunnel de 14km (dont 1,5km sous le Bosphore) pour relier l'Asie et l'Europe
par voie ferrée: le "Marmaray". Chantier énorme et délicat qui prend du retard dû aux difficultés techniques et de préservation du patrimoine (les sous-sols d'Istanbul regorgent de vestiges antiques).
Un autre chantier titanesque va peut-être voir le jour: "Kanalistanbul", un canal de 50km pour relier mer de Marmara et mer Noire à 50km à l'ouest de la ville, qui entrerait en service en 2023, et permettrait de détourner le trafic maritime intense du Bosphore.