Pas de visa exigé pour les Français pour un séjour de moins de 3 mois (tout au moins pour l'instant, car vues nos mauvaises relations avec la Turquie, ça peut changer bientôt):
juste le passeport valable 3 mois (officiellement la carte d'identité
suffit, mais on a parfois des surprises avec la police des frontières
française). La réciproque n'est pas vraie, les turcs ont eux besoin d'un
visa...).
Pour les Suisses idem. Canadiens et Belges ont besoin d'un visa délivré à l'arrivée dans le pays et valable 3 mois (15€).
On peut trouver des vols depuis Paris, Lyon et Nice pour des prix intéressants, notamment avec Lufthansa ou Austrian : Lyon-Istanbul pour moins de 200€ (aller/retour hors saison). Une autre solution est d'y aller avec son véhicule en traversant l'Italie et prendre un ferry pour Istanbul (assez cher). Sinon on peut aller aussi à Istanbul en car (20h de trajet) en faisant un stop à Sofia en Bulgarie. Personnellement j'ai aussi pris le chemin des écoliers en passant par la Crète, ce qui était étonnamment économique: 150€ Paris-Héraklyon (Transavia), puis deux bateaux pour aller à Marmaris via Rhodes: 60€.
Le réseau d'autocars interurbains est formidable,
en qualité et en densité. Les véhicules sont des longs courrier confortables,
avec même un steward à bord qui offre de l'eau, du thé et autres boissons.
La forte concurence fait monter le niveau de confort et de services: on trouve maintenant des bus avec internet et tv satellite, vidéo à la demande... Le prix au km reste peu cher et est dégressif à mesure que la distance augmente.
Il existe une multitude de compagnies (privées), soit régionales (Van Gölu, Pamukkale, Nevshehir...) soit nationales (Varan, Ulusoy, Kamil Koç, Metro). Un bon choix est de privilégier les grandes compagnies régionales (éviter les petites qui font souvent de la desserte locale), sinon les nationales.
Les 'otogars' se trouvant
en général en dehors des villes, il existe en général (mais pas toujours,
se renseigner) un service de navette gratuite assuré par la compagnie entre la gare et le centre ville, dans les deux sens. Çà s'appelle 'servis'
et c'est très pratique (garder son ticket pour prouver que vous êtes client
de la compagnie). Les cars peuvent se prendre aussi au bord de la route s'ils
ne sont pas (trop) pleins, il suffit de faire signe. Dans les otogars la
concurrence est rude, de nombreux rabatteurs sont très actifs auprès des
clients potentiels pour les attirer vers leur compagnie. Istanbul possède
deux gares routières, l'une en Europe, grande comme un aéroport, l'autre
sur la rive asiatique, à Harem.
| Sites webs (en turc) de quelques grandes compagnies | |||
| Varan | Ulusoy | Kamil Koç | Metro |
| Truva | Van Gölu | Pamukkale | Urfa Cesur |
| Nevshehir Seyahat | Tokat Seyahat | Oz Diyarbakir Seyahat | Kent |
| Recherche en ligne d'horaires et de prix en Turquie (ttes cies)(en turc mais compréhensible) | |||
En plus des autocars qui assurent les trajets moyens-longs, il y a une multitude
de minibus, les 'dolmuş', qui vous mènent partout
où les cars ne vont pas, à toute heure du jour. Le dolmuş part quand le
chauffeur estime qu'il va bientôt le remplir, il s'arrête à la demande
et on paye pendant le trajet; c'est souvent un passager qui fait office
d'intermédiaire entre les clients et le chauffeur qui calcule et rend la
monnaie tout en fumant et conduisant! C'est très pratique et peu cher, mais
si les prix ne sont pas affichés au-dessus du pare-brise il y risque de
sur-facturation pour le touriste.
Le train est aussi bon marché mais il y a peu de lignes.
La ligne-phare est Istanbul-Ankara avec plusieurs trains par jour, de différents
standing, mais il y a aussi des trains de moindre fréquence qui vont vers
le nord-est, l'est et le sud. Il faut une nuit pour faire Istanbul-Ankara,
29h pour aller à Alep en Syrie via Eskisehir, Konya, Adana et Gaziantep
(pour 50TL).
Il y a deux gares à Istanbul, l'une en Europe au bord de la Corne d'Or,
Sirkeci, l'autre sur la rive asiatique, Haydarpaşa, une mignonne petite
gare art-déco.
L'avion sur les lignes intérieures est aussi intéressant en prix: Istanbul-Kayseri
75TL avec Onur Air.
Il y a pléthore d'hôtels, campings et pensions partout en
Turquie. Sur la côte beaucoup ferment début novembre mais
il y a toujours un endroit ouvert et il n'est pas besoin de réserver,
on est souvent le seul client. Les prix peuvent se négocier, surtout
si on reste plus d'un jour. Dans les grandes villes le marchandage est
moins évident, faire attention qu'il n'y ait pas une foire ou un
évènement quelconque qui emplisse les hotels.
Au niveau de la qualité, il y a le pire et le meilleur, sans rapport vraiment
avec le prix. C'est plutôt la concurrence qui fait ou non monter le niveau
de qualité des établissements.
A noter une particularité du couchage turc: draps et couvertures ne se
bordent pas, ils sont de dimension juste supérieure au matelas. Le drap
du dessus est souvent en coton matelassé, un peu comme une serviette éponge.
C'est certainement un reliquat du couchage des ancêtres nomades.
A Istanbul le quartier qui propose le plus de choix d'hôtels est le quartier
de la mosquée Sultanahmet, une offre allant du 0 étoile au 5 étoiles (dont
Four Seasons, la fameuse prison de Midnight Express réhabilitée).
A noter l'existence de "Boutique Hotels": ce sont des hôtels de charme (niveau de prix 4 étoiles), établis dans des konaks ou autres types de demeures traditionnelles (Cappadoce, Mardin, Amasya...).
La Turquie se distingue des autres pays musulmans par sa tolérance
vis à vis de l'alcool, on trouve donc sans problème des
bars servant de l'alcool dans les villes et villages fréquentés
par les touristes. De plus de nombreux kiosques et épiceries en
vendent.
Le vin est plus rare et en général de médiocre qualité,
même dans les restaurants.
La bière nationale s'appelle Efes et on ne demande jamais "bir
bira" pour commander une bière, mais "bir efes".
Sauf bien sûr si on veut une autre marque, à savoir Tuborg
et Heineken le plus souvent. Le standard est la pinte (1/2 litre), bien
fraîche. C'est l'occasion de manger des mezzes, invention libanaise qui
est adoptée dans tout le Moyen-Orient.
A propos de grignotage, tous les matins tout bon turc se doit de manger
un simit, petit pain croustillant au sésame en forme de couronne (délicieux
quand il est frais).

Oubliez
le café turc, il a disparu du quotidien des turcs. C'est le thé (çay) qui est la boisson nationale. C'est un thé noir cultivé sur la côte de
la Mer Noire et il se boit dans de petits verres en forme de tulipe. Les turcs
en boivent toute la journée, serveur de thé est une profession très répandue
partout, ils parcourent toute la journée les souks et les trottoirs
des villes avec leur plateau suspendu portant les verres-tulipe. C'est un mode
de vie et un rite de bienvenue notamment chez les commerçants. On boit
du thé à tout bout de champ et à toute occasion. Il accompagne aussi le
narguilé. ![]()
Le narguilé est de plus en plus prisé aussi bien par les vieux turcs
que par les jeunes. Commander un narguilé et un verre de thé, c'est l'assurance
d'un moment tranquille à la terrasse d'un café ou dans un bar à narguilé,
seul ou à plusieurs.
Attention: depuis le 19 juillet 2009 il est interdit de fumer dans les bars et
tous autres lieux publics (69 livres d'amende pour les contrevenants). Bonne nouvelle, les salons à narguilé ne sont pas concernés.
Les cafés et salons de thé sont les lieux idéaux pour passer du bon temps,
à boire du thé, fumer un narguileh mais aussi jouer.
Les turcs aiment bien jouer (les loteries ont un gros succès), leurs jeux
préférés sont le Tavla et le Okey.
Le tavla est la variante turque du backgammon et est très populaire.
Le okey est l'équivalent du rami mais avec des tuiles à numéros posés
sur des chevalets comme au scrabble. Il faut faire des suites, des brelans
et des carrés.


Le budget du voyageur est mis à mal par les tarifs des musées
et sites archéologiques: je crois que c'est le premier poste de
dépenses, après l'hôtel. Quand j'y suis allé les tarifs avaient été relevés
de 30 à 50% et ils sont semble-t-il actualisés fréquemment. Les autochtones
ne payent pas le même prix, ils n'en n'auraient pour la plupart pas les
moyens. Exemples de prix d'entrée hiver 2008: 20TL l'acropole de Pergame,
15 TL Ste Sophie à Istanbul.
Les turcs bénéficient d'une carte de réduction (Kart Müze) valable dans énormément de sites et musées à travers le pays. Il semblerait que cette carte
pourrait bientôt être obtenue par les étrangers (à suivre).
Le randonneur est aux anges en Turquie. De nombreuses ballades sont possibles
partout et de tous niveaux. Même les villes se prêtent à
la marche: traverser Istanbul dans tous les sens à pied est la
meilleure façon d'appréhender la ville. Idem pour Izmir.
Mais un parcours sort du lot : la Voie
Lycienne, qui relie Fethiye à Antalya, est un chemin
de randonnée sublime, pas toujours facile mais qui permet de connaître
la côte lycienne en profondeur en alliant marche, baignade, rencontre
avec les habitants des villages reculés et visites de nombreux
sites archéologiques.
Une autre randonnée est aussi à faire, les Chemins de St
Paul, plus à l'intérieur du pays (voir la page des liens).
La Cappadoce se prête aussi merveilleusement à la marche
dans des paysages merveilleux, c'est toujours sans difficulté (hormis
pendant l'été à cause de la chaleur).
Il y a beaucoup de choses que l'on peut ramener de Turquie.
Je liste ici en vrac: les kilims (tapis turcs en laine ou soie), les reproductions
d'objets et bijoux antiques, les pipes en écume de mer (spécialité
d'Eskişehir), la théière turque à deux étages (difficile à trouver en
France) et les verres à thé en forme de tulipe, les narguilés, les poteries
et céramiques (d'Iznik), les épices et les vêtements (très bon marché),
sans oublier foulards et écharpes!
On peut ramener aussi de l'huile d'olive (pas cher mais encombrant), du
savon d'Antioche au laurier, des pistaches de Ganziantep, du raki, des
"nazar boncuk".
Il faut se méfier de l'eau du robinet en général et des fontaines dans
les villages. A Istanbul l'eau du robinet est certainement potable, ainsi
qu'à Bursa et Izmir. Mais dans le doute il est préférable pour l'instant
de conserver l'habitude de boire de l'eau en bouteille comme partout ailleurs
en Turquie.
Personnellement je n'ai évité aucune nourriture nulle part et m'en suis
bien porté, consommant salades, fruits, et brochettes dans la rue et dans
les marchés sans précaution particulière.
Il est cependant conseillé d'être vacciné contre les diverses hépatites,
la typhoïde et le tétanos, comme chez nous en fait.
Je dirai que le risque le plus grand est le coup de soleil et l'ampoule
au pied.
Amener donc une trousse de pharmacie légère avec anti-moustique (il y
en a encore en novembre dans le sud), crème solaire protectrice, anti-diarrhéique,
comped. Pour le reste on peut le trouver facilement sur place.
C'est une rencontre assez impressionnante dans les campagnes turques.
Le chien de berger (Çoban Köpeği) de race Karabaş
(tête noire) est à l'âge adulte un mastodonte de près de 70 kg. Le voir
devant soi au milieu d'un sentier, qui grogne et qui vous regarde droit
dans les yeux, avec son collier garni de pointes acérées, c'est une expérience
dont on se rappelle. Sachant que ces chiens étaient utilisés pour la chasse
à l'ours et même aux lions dans les temps anciens, mieux vaut obtempérer
et faire un détour pour passer au large du troupeau de moutons dont il
a la garde.
Chiens de bergers (toujours en liberté) mais aussi chiens errants de diverses
sortes, c'est quand même une nuisance à prendre en compte pour tout randonneur,
car ils ne sont pas rares bien que rarement agressifs.
Les femmes voilées sont nombreuses, même à Istanbul. Mais il y a femme
voilée et femme voilée, le
voile ne se porte pas de la même manière ni pour les même raisons.
Affichage d'une appartenance religieuse, soumission aux contraintes sociales
du quartier ou du village, adoption vestimentaire pour éviter tout tracas
dans la rue ou simple effet de mode, les motifs sont variés.
Les niqabs noires qui ne laissent voir que les yeux (en général soigneusement
maquillés) et les burkas sont rares et cantonnées à certains quartiers
(Fatih à Istanbul).
Les plus fréquents sont les hijabs cachant seulement cheveux et cou, toujours
très colorés. Mis avec de savants plis, de toutes matières et de tous
motifs, c'est l'occasion de faire preuve d'élégance.
La Turquie a connu les mêmes problèmes que nous liés au port du voile
dans les lieux publics et certaines professions. En 2009 la loi est toujours
défavorable au port du voile à l'école, bien qu'un amendement a été adopté
pour créer des exceptions.
Le Nazar Boncuk (la perle bleue) est partout présent en Turquie: il est là pour se protéger du mauvais oeil. Fabriqué en général en verre, de couleur bleu turquoise et bleu marine, ainsi que du blanc et parfois avec du jaune. Il se trouve sous forme de bijou, amulette, bibelot, carrelage, peinture. On le trouve partout sur les portes des maisons, le pas de porte des commerces, les murs des restaurants. C'est le premier cadeau offert au bébé à la naissance.
Autres superstitions de la croyance populaire turque:
* si on a la paume de sa main droite qui démange, on recevra de l'argent.
Si c'est la gauche, ce sera une perte d'argent..
* l'aboiement d'un chien porte malheur surtout pendant l'appel à la prière.
* rencontrer un lapin sur son chemin est néfaste, par contre celle d'un
serpent ou d'un scorpion est positive.
* il est fortement déconseillé de laver son linge le mardi et le samedi,
ainsi que balayer sa maison la nuit...
* le mardi ne pas se marier, ni semer dans son champs.
* un bébé né un vendredi soir aura de la chance.
* il ne faut pas cracher dans le feu ni dans l'eau.
La Turquie connait plusieurs climats en rapport avec sa géographie:
* climat continental en Anatolie et dans l'Est, très chaud l'été et très
froid l'hiver
* climat méditerranéen sur la côte égéenne et méditerranéenne: été chaud,
hiver doux
* climat tempéré au bord de la mer noire, plus humide qu'ailleurs notamment
l'hiver
Les hivers les plus doux sont du côté d'Antalya. La température de la
mer y passe de 27° l'été à 17° l'hiver.
Prévision météo pour la date ci-dessus d'après http://www.dmi.gov.tr
Mustafa Kemal, dit Atatürk, le père
des turcs! Son portrait est partout, dans les magasins, dans les bâtiments
officiels, les écoles. Il n'y a pas une seule ville, un seul village qui
n'ait son avenue Atatürk ou/et Mustafa Kemal. Sa statue décore les places
de villages, il y a des musées qui lui sont dédiés et même des magasins
de souvenirs (un peu comme pour les équipes de foot: montres, médailles,
bannières, épingle de cravate, chaussettes...).
A chaque fête nationale les rues et bâtiments sont pavoisées de son portrait
géant, sur affiches et drapeaux.
Et pourtant il est mort depuis plus de 70 ans!
L'engouement pour cet homme providentiel est une spécificité turque,
et l'endoctrinement dès la maternelle n'explique pas tout. Les turcs lui
sont semble-t-il réellement reconnaissants d'avoir mis le pays sur les
rails de la modernité et d'avoir rapproché la Turquie de l'Occident.
Ils lui sont reconnaissants d'avoir rétabli l'amour-propre national mis
à mal par la fin de l'empire ottoman et les appétits colonialistes anglais
et français. Il est fortement déconseillé de le critiquer quand on est
dans le pays (l'insulter est un délit sanctionné par de la prison).
Pierre Loti (écrivain, 1850-1923) a été amoureux d'Istanbul et des turcs, il a toujours été un fervent admirateur et défenseur de la turquie (ottomane puis républicaine). Il y a connu des aventures amoureuses et rocambolesques qu'il a immortalisé entre autres dans son roman (en grande partie autobiographique) "Aziyadé" qu'il est tout à fait conseillé d'emporter dans ses bagages pour lire sur place. Le héros du roman tombe amoureux d'une concubine de harem entr'aperçue dans la rue, il réussit à la séduire et habite quelque temps avec elle dans le quartier d'Eyüp, en immersion complète dans la ville ottomane. De mauvaises langues disent que le personnage réel qui a inspiré Aziyadé était en fait un jeune homme. De toutes façons l'histoire est belle et on ne peut s'empêcher d'y repenser quand on arpente les rues d'Eyüp, le cimetière et la colline du café Pyerloti.
La lutte contre la rebellion kurde continue et est rappelée
tous les soirs au journal télévisé. L'entrée hypothétique du pays dans
l'Europe, la volonté de jouer un rôle de médiateur dans le conflit israelo-palestinien
et l'accès au nucléaire de la Syrie sont aussi dans les préoccupations
des medias turcs.
Actualités du jour concernant la Turquie (flux RSS en français)
Journaux turcs ...... lire
Hürriyet (en anglais) ............
lire Milliyet, en traduction française (automatique et pas terrible, mais ça donne une idée)
Radio turque: écouter
Radyo Alatürka .. Radyo Simsek .. Radyo Karma Türk
voici de la bonne musique turque actuelle...
Mercan Dede
Musicien génial qui allie musique soufie et musique techno.
(patience, il faut plusieurs secondes de chargement)
(cliquez en haut à droite pour détacher le lecteur et continuer d'écouter la musique tout en surfant)
Aynur Doğan
Chanteuse kurde à la voix sublime.
Amed Kemale
Chanteur kurde à connaître de toute urgence.



